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Séances de projection à l’ESPE

Ce matin, il y avait la projection de "La chasse au Snark",

Dans le livre de Lewis Carroll, le Snark est un animal étrange et inconnu dont on apprend au final qu’il est une autre espèce d’animal inconnu et impossible à imaginer...

Dans ce film, le Snark est un centre qui accueille des jeunes inadaptés au système scolaire à cause de troubles du comportement et dont les éducateurs essaient de leur faire découvrir et accepter la nécessité des règles de la vie collective.

La relation pédagogique, le rapport à l’école, voilà deux sujets qui ont rassemblé entre 120 et 150 personnes dans l’amphithéâtre de l’ESPE Launay Violette en ce mercredi 19 novembre.

Parmi ces personnes nous pouvions y rencontrer des élèves de l’ESPE (École Supérieure du Professorat et de l’Éducation), des stagiaires DEJEPS, des animateurs/trices, des éducateurs/trices spécialiséEs, des enseignantEs, des CPE,... en somme des personnes liées à l’éducation des enfants et des jeunes.

Après la projection, a eu lieu le débat mené par Anthony Pouliquen, formateur DEJEPS au CEMEA.

Les personnes se sont exprimées sur la relation éducative qui est montrée dans ce film et notamment sur la posture des éducateurs / trices : l’écoute, le non-jugement, le fait de recevoir les jeunes à plusieurs, de s’intéresser aux causes du mal-être chez les jeunes, de leur permettre de s’exprimer dessus.
La question des limites, de l’acceptable ou pas (notamment autour des insultes), de la proximité entre éducateurs/trices et jeunes ont aussi beaucoup intéressé les personnes présentes dans la salle.

La salle s’est ensuite intéressé de savoir si le Snark était un centre répressif, et les personnes ont donc discuté de sanctions, de punitions, toujours dans le cadre de la relation éducative :
- "C’est une structure non répressive dans la mesure où il y a du dialogue, de l’explicitation des faits, des attentes des jeunes"

- " La structure laisse le temps à l’élève de s’adapter"

- " Il y a des sanctions qui sont posées, mais dans ces structures là, on laisse le temps à l’élève de réfléchir à son comportement. Il n’y a pas de sanctions prises sans réflexion et concertation avec les autres"

Après ce début d’échange, les personnes présentes ont pu entendre le témoignage de Valérian Sarreau, éducateur spécialisé, qui a travaillé dans des conditions similaires à celles présentées dans le film.

MP3 - 8.7 Mo

D’autres échanges ont eu lieu après cette intervention, questionnant nos postures éducatives dans nos métiers respectifs...

L’après-midi, ce sont 70 personnes, essentiellement des étudiant-e-s-, qui ont écrit sur une affiche ce que représente pour eux la vieillesse, sur une autre un projet de rencontre qu’ils souhaiteraient mettre en place avec une maison de retraite, avant de regarder le documentaire Chronique d’une rencontre, en présence du réalisateur. S’est engagé ensuite un riche débat autour des conditions de réussite d’un projet et de la place des apprentissages.

Pour les responsables, les formateurs et formatrices de l’ESPE et pour les CEMEA, cette journée a été importante comme temps de formation partagée, de regards croisés entre celles et ceux qui participent, à l’école comme ailleurs, à l’éducation des enfants et des jeunes. Le point fort a réellement été la qualité des échanges, qui reflétait une réelle motivation du public à construire des projets éducatifs qui fassent sens.

La lutte contre les discriminations, la construction de la citoyenneté sont ainsi des principes qui se défendent avec des projets, ensemble (axe fédérateur des Échos du Festival du Film d’Éducation).

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